ImpactCampus / Édition du 13.10.09 / Arts et spectacles / Fixés ou ne pas être fixés

Gabrielle Lajoie Bergeron, Étudiante au baccalauréat en arts plastiques à l’Université Laval

S’ouvrir à une expérience de présence-absence à travers la composition des tableaux, capter le mouvement à travers l’espace et le temps, apprécier la nature intemporelle des souvenirs, telle est la démarche de Gabrielle Lajoie Bergeron. Fixés est le nom de l’exposition que présente l’artiste à la salle d’exposition du pavillon Desjardins, du 13 au 23 octobre 2009.

Étudiante au baccalauréat en arts plastiques à l’Université Laval depuis 2007, Gabrielle Lajoie Bergeron en est à sa deuxième exposition individuelle. Elle se spécialise dans les techniques bidimensionnelles : les gravures, la sérigraphie et la lithographie. « Ma base de travail est constituée essentiellement de lignes, de masses et de photos », précise l’artiste.

Pourquoi Fixés ?
Comme elle le décrit, Fixés représente les instants captés à l’aide de photographies, des moments précis et des choses qui ont été vécues à travers le temps. « Ce titre s’est imposé à moi ! », affirme Gabrielle Lajoie Bergeron. Il rejoint parfaitement la démarche artistique de l’étudiante qui, comme elle le mentionne, « consiste à la construction d’un réel bâti sur le souvenir et la mémoire. »

Bien que sa démarche soit déjà relativement bien définie, l’étudiante se considère-t-elle comme une artiste unique ? « Pour le moment, je ne me sens pas forcément unique », avance l’étudiante. « Je m’inscris dans un cheminement qui m’amène à essayer différentes techniques afin de trouver celles avec lesquelles je me sentirai plus à l’aise et qui me permettront par la suite d’être réellement unique. » « J’ai observé une grande progression dans ma démarche artistique », ajoute Gabrielle Lajoie Bergeron, affirmant avoir reçu de nombreuses critiques constructives, notamment de certains professeurs, ce qui contribue, selon elle, à développer le potentiel des étudiants.

L’étudiante a d’ailleurs pour objectif de faire de plus en plus d’expositions pour mieux faire connaître sa démarche artistique et ses œuvres. Elle espère que plusieurs personnes viendront visiter Fixés. « Cela permettra d’accroître ma notoriété et de mieux me positionner sur la scène [artistique locale] », avance-t-elle.
Interrogée sur sa perception de la réussite dans le domaine des arts, l’artiste la situe dans le fait d’être reconnue aussi bien par ses pairs que par des personnes ordinaires qui apprécieraient ses œuvres. Elle déplore par la même occasion la difficulté pour un artiste de vivre pleinement de son art, surtout au Québec : « Pour ce faire, il faudrait qu’il réussisse à vendre ses œuvres et ce, à des prix exorbitants pour couvrir les coûts de production, de matériaux, etc. », indique-t-elle.

Au cours de la prochaine session, Gabrielle Lajoie Bergeron partira terminer son baccalauréat à l’École des Beaux Arts de Marseille, en France. Cette école possède une approche pédagogique différente et l’artiste espère ainsi, au-delà de l’expérience culturelle, acquérir d’autres aptitudes qui lui permettront de parfaire son travail.

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