L’envers du décor
Le premier article de la Déclaration universelle des droits de l’homme affirme que “tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits”. La Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale se donne donc pour mission de rappeler à chacun sa responsabilité tant individuelle que collective de promouvoir et de protéger cet idéal. Le Canada fut parmi les premiers pays à appuyer l’initiative de l’ONU. Le Concours national de vidéos « Mettons fin au racisme ! » qui est devenu le principal événement de cette campagne, sert la lutte contre le racisme et incite les jeunes de tous les coins du Canada à se mobiliser et à dénoncer le racisme.Pendant des siècles, les communautés ont mené d’innombrables luttes courageuses contre le racisme et les nombreux moyens par lesquels il se manifeste dans notre vie quotidienne. Même si le Canada peut se vanter d’être un des pays les plus culturellement diversifiés au monde, comprenant des citoyens de plus de 200 origines ethniques, l’envers du décor est souvent moins reluisant. L’apport de statistiques et de résultats de sondages pour étayer cette réalité perd de son importance lorsqu’il a été maintes fois démontré que le problème du racisme est plus profond que de simples chiffres. Cette réalité, c’est le plafond de verre invisible qui existe dans les lieux de travail, c’est le manque de diversité de représentation parmi les enseignants dans nos écoles, c’est le fait d’attribuer des stéréotypes à toute une communauté culturelle en se basant sur des expériences personnelles ou pas. Plus précisément, c’est le fait de craindre ce qu’on ne connait de l’autre et s’empêcher, volontairement ou pas, de comprendre que l’autre, indépendamment de ses origines et de ses valeurs, peut, et à le droit d’avoir une manière d’aborder sa vie d’une manière différente, tout en respectant la législation établie. Combien de fois n’entendons-nous pas ces parcelles de discours « Je ne suis pas raciste, mais je n’aime pas les… » ou bien encore « Il existe des cultures qui ne fonctionnent pas, ils devraient penser à changer… » ou mieux « les problèmes d’insécurité s’accroissent avec le nombre grandissant d’immigrants qui transportent avec eux leur culture de violence… ». Cette dernière stipulation est d’autant plus d’actualité étant donnée les campagnes efficaces d’attractions des immigrants entreprises par le gouvernement, et les attentats du 11 septembre ont fortement contribué à accroître ce ressentiment.
Soutenir la lutte contre le racisme
Au niveau des mécanismes internationaux de lutte contre le racisme, des lois et pratiques racistes ont été abolies dans de nombreux pays, et l’Organisation des Nations Unies a construit un cadre international, guidé par la Convention internationale sur l’élimination de la discrimination raciale. Malgré tout dans toutes les régions, de nombreuses personnes, des communautés entières souffrent de l’injustice et de la stigmatisation engendrée par les comportements racistes.
La marche initiée par l’organisation No One Is Illegalpermet de soutenir cette lutte contre le racisme tout en célé-brant la dignité, la force et la diversité des collectivités. Elle vise précisément plusieurs manifestations du racisme :
• Mettre fin au racisme individuel et institutionnel, la violence raciale, et le profilage racial.
• Arrêter le vol des terres autochtones.
• Mettre fin à toutes les guerres racistes et confessionelles
• Arrêter les emprisonnements et les déportations
• Donner accès à tous aux salaires de subsistance, aux soins de santé, à l’éducation et aux logements.
La marche aura lieu le dimanche 20 mars à 14h aux lieux suivants : station de Skytrain Waterfront, Centre ville de Vancouver et sur les territoires des Coast Salish.
Pour plus d’informations, contacter : noii-van@resist.ca par e-mail ou appelez le 604.715.6990. www.nooneisillegal.org
