Critique du spectacle de Dumas

ImpactCampus / Édition du 12.01.10 / Arts et spectacles / Talent et coquinerie

C’est le 19 décembre dernier que Dumas débutait sa nouvelle tournée, quelques semaines après la parution de son dernier gravé Traces, à la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre de Québec. Un spectacle dont la première partie était assurée par le groupe montréalais Boni Suba.
L’artiste a offert à son public, étonnamment modeste, une interprétation magistrale de ses compositions, savamment enchaînées les unes après les autres. Toutes sans exception invitaient à la redécouverte de la richesse des rythmes et des accords. Des pièces comme « L Le bonheur (rien ne nous arrêtera) », « Q Quelque part (des fleurs se cachent…) », « Un train dans la nuit (café froid…) » et « 13 (peut-être sommes-nous les seuls) » ont ravivé la ferveur des spectateurs qui se tenaient debout et chantaient de bon coeur avec l’artiste.
Le cheminement entrepris par Dumas l’année dernière a vu la mise en marché de quatre mini albums à édition limitée : Nord, Rouge, Demain et Au bout du monde et de l’album rétrospectif Traces. Ce processus créatif a certainement été long et fastidieux, mais le résultat en valait grandement la peine, comme en témoigne la qualité du spectacle.
Dumas n’a pas failli à la tâche et, avec l’aide de ses musiciens, il a offert une performance haute en couleurs où les sons de batterie, de basse, de guitares et de claviers ont permis au public de pénétrer dans un monde de son et lumières à la mesure du talent de l’artiste et de la qualité de sa musique. Les fans ont ainsi pu retrouver un Dumas égal à lui-même, jouant sur plusieurs registres, capable à la fois d’intensité et d’espièglerie. L’artiste continue sa tournée à travers le Québec jusqu’en avril prochain.

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