ImpactCampus / Édition du 10.11.09 / Arts et spectacles / Un artiste aux mille passions

David Girard

Pour définir son style musical, David Girard choisit l’étiquette de « techno-ambiant ». En septembre 2009, l’étudiant a mis en ligne un troisième album, George dans le puits, élaboré à partir d’un agencement de sons électroniques accompagnés d’instruments acoustiques, tels que le violoncelle, la guitare et l’harmonica. Contrairement à ses deux premiers disques, celui-ci arbore une ambiance plus lourde et un rythme plus lent, étant donné la thématique qui y est abordée.

Après trois années de piano à l’école primaire, David Girard s’est orienté vers les arts plastiques au secondaire. Ce n’est que par la suite qu’il s’est lancé dans la composition musicale, alors qu’il était au cégep. « Le piano me donnait une certaine base pour la composition. J’ai continué la peinture en parallèle, plus à temps perdu. Je fais plus de musique, c’est important pour moi étant donné que j’ai toujours aimé les sons électroniques », souligne l’artiste.

Titulaire d’un baccalauréat en histoire et présentement inscrit à la maîtrise en histoire médiévale, l’artiste affirme expressément  : « Je suis quelqu’un qui a beaucoup de passions et qui essaie de s’accomplir dans celles-ci. J’aime beaucoup l’histoire, la musique, les arts, l’astronomie. » David Girard soutient également que, ce qu’il apprécie dans son champ d’études, c’est le réalisme, la possibilité de comprendre les choses qui se sont déroulées dans le passé, de même que l’évolution de ses modes de pensée. « La musique s’y retrouve [dans le réalisme] d’une certaine manière parce que, lorsque je fais de la musique, j’exprime mes émotions, je parle de moi, de ce que je fais », illustre-t-il.

Une démarche particulière
« Je pars d’une idée, d’un fait vécu, j’imagine un concept. Je fonctionne avec des images et des couleurs sur lesquelles j’attache des sons. Le tout à travers une certaine méthodologie : je définis quel devrait être le type de sonorités, le type d’ambiance de l’album », explique l’artiste à propos de sa démarche artistique.

Parlant de son dernier album, l’étudiant souligne qu’il est essentiellement basé sur une anecdote familiale. « Mon frère, voulant jouer au trappeur, a mis un piège à castor au toutou de ma sœur et l’a balancé dans le puits familial », explique-t-il. À partir d’un événement qui pourrait sembler banal pour un adulte, David Girard a poussé la réflexion un peu plus loin. Il en ressort, selon lui, les notions de « mort de l’enfance » et de « découverte de la désillusion », qu’il a tenu à exprimer sur cette production.

Si David Girard se dit satisfait des commentaires qu’il reçoit sur son travail, il est conscient que sa musique s’inscrit dans un créneau qui n’est pas nécessairement adapté aux modes traditionnels de promotion. « Je n’ai pas un style musical commercial. Ma musique serait mieux adaptée à des productions, et c’est vers cette avenue que j’aimerais m’orienter dans les prochaines années », conclut l’artiste.

David Girard devrait lancer son album de façon officielle le 6 décembre prochain au café Babylone.

Mes articles